Les trois éléments de la méditation (1)

Pendant qu’on prononce un Mantra, qu’on s’absorbe dans la contemplation du disque lunaire ou du lotus, on réalise tout naturellement ce qu’est l’état de sérénité de l’esprit.

La méditation du Mikkyō ne consiste pas en une posture inconfortable qu’il conviendrait d’endurer pendant que l’on s’emploie à venir à bout des pensées mondaines. Au contraire. On commence par abandonner toute tension et s’asseoir à son aise. Pendant qu’on prononce un Mantra, qu’on s’absorbe dans la contemplation du disque lunaire ou du lotus, on réalise tout naturellement ce qu’est l’état de sérénité de l’esprit. Pour cela, il convient de prêter attention aux trois éléments que constituent l’harmonisation du corps, du souffle et de l’esprit, et de les mettre correctement en œuvre. Les 3 elements2

1. Harmonisation du corps

Pour disposer des meilleures conditions de méditation, on s’assoit en position dite du lotus (Kekkafuza), en demi-lotus (Hankaza), ou encore en Seiza (sur les genoux, les fesses reposant sur les talons). On stabilise le centre de gravité du corps par trois légers balancements d’avant en arrière et de gauche à droite. La colonne vertébrale est bien droite, le menton légèrement rentré, mais aucune force n’est placée dans les épaules. Dans cette posture, on se détend. Le bas ventre se remplit naturellement d’énergie. Si on constate que l’équilibre corporel est instable, placer un coussin peu épais sous les fesses. Dans la mesure du possible, essayez au quotidien d’utiliser votre corps de sorte que cette assise soit plus confortable : maintenez votre colonne vertébrale droite en mobilisant la sangle abdominale, sollicitez les articulations des jambes.

Taikō YAMASAKI

à suivre …

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