La méditation Ajikan

On trouve dans la lexicographie des religions du monde, présentes et passées, un grand nombre de déités dont le nom commence par la lettre « A ». Dans son dictionnnaire, Michel Mathieu Colas en liste plus de 160.

En sanscrit, comme en alphabet, la lettre « A » est souvent employée avec la valeur d’une négation. A cet égard, le Mikkyō fait exception en désignant l’origine incréée (non-née) des choses, par le mot Ādyanutpāda, Honpushō en japonais.

Ajikan est donc profondément ancrée dans le Dainichi-kyō, un monumental Sūtra dans lequel sont systématisées la doctrine et la pratique du Mikkyō. En son coeur, figure cette affirmation fondamentale :

La vérité, c’est connaître son propre esprit tel qu’il est vraiment.

Le « propre esprit » dont il est question ici, c’est Aji Honpushō, « la lettre « A » à l’origine incréée ». Ici, la lettre « A » est considérée comme le Bouddha cosmique Dainichi Nyorai, corps vital de l’univers, source de toutes les phonations.

Nous disposons des trois moyens suivants pour pratiquer Ajikan :

  • la méditation sur la phonation de la lettre « A » (Asokukan)
  • la méditation sur la forme de la lettre « A » (Gachirinkan)
  • la méditation sur le sens de la lettre « A » (Ajikan)

Ajikan inclut le contenu de Asokukan et de Gachirinkan. La pratique commence impérativement par Asokukan. Le pratiquant harmonise le corps, puis le souffle. C’est  alors seulement que la méditation peut commencer. La présence d’un instructeur qualifié est indispensable pour débuter dans Ajikan.